Comment chauffer votre piscine sans exploser votre budget ?
Découvrez comment chauffer une piscine à moindre coût grâce à notre comparatif des solutions 2026 : pompe à chaleur, bâche solaire, panneaux

Chauffer une piscine à moindre coût repose d'abord sur la limitation des déperditions thermiques : une bâche à bulles (30 à 60 €) réduit de 50 à 70 % les pertes par évaporation. Pour un chauffage actif, la pompe à chaleur air/eau offre le meilleur compromis avec un COP de 5 à 7 et un coût annuel d'environ 170 € pour un bassin de 30 m³ (tarif EDF, 2026). Les panneaux solaires thermiques, au coût d'exploitation nul, sont amortis en 5 à 7 ans en région ensoleillée.
Chauffer une piscine à moindre coût repose sur deux leviers : choisir la technologie adaptée à son bassin et à sa région, puis limiter les déperditions thermiques. Une bâche à bulles à 30 € peut déjà réduire de moitié la facture énergétique d'un bassin non couvert, tandis qu'une pompe à chaleur air/eau bien dimensionnée coûtera trois fois moins cher à l'usage qu'une résistance électrique. Le vrai critère de choix n'est pas le prix d'achat, mais le coût total de possession intégrant l'exploitation sur 5 à 10 ans.
En bref
- Une bâche à bulles (30 à 60 €) réduit jusqu'à 70 % des déperditions thermiques et constitue le premier investissement à réaliser, avant tout chauffage actif
- La pompe à chaleur air/eau offre le meilleur compromis coût/performance avec un COP de 5 à 7 et un coût annuel d'exploitation d'environ 170 € pour un bassin de 30 m³
- Les panneaux solaires thermiques sont rentables en région ensoleillée : investissement amorti en 5 à 7 ans, puis 10 à 15 années de chauffage gratuit
- Sous-dimensionner une PAC pour économiser à l'achat entraîne un fonctionnement continu, une usure accélérée et un coût d'exploitation finalement plus élevé
Comparatif en un coup d'œil
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| Solution de chauffage | Prix d'achat TTC | Coût d'exploitation/an | Coût total sur 5 ans | Gain de température | Durée de vie estimée |
|---|---|---|---|---|---|
| Bâche à bulles (30 m³) | 30 € | 0 € | 30 € | 4 °C | 3 ans |
| Panneaux solaires thermiques (30 m³) | 1800 € | 0 € | 1800 € | 6 °C | 15 ans |
| Pompe à chaleur air/eau (30 m³) | 2300 € | 170 € | 3150 € | 10 °C | 15 ans |
| Échangeur sur chaudière gaz (30 m³) | 1700 € | 400 € | 3700 € | 10 °C | 12 ans |
| Résistance électrique (30 m³) | 500 € | 600 € | 3500 € | 8 °C | 8 ans |
Pourquoi le coût de chauffage d'une piscine varie autant d'un foyer à l'autre
Le coût de chauffage d'une piscine peut varier du simple au triple entre deux propriétaires disposant du même équipement. Pourquoi ? Trois variables expliquent l'essentiel de cet écart, et les maîtriser permet des économies substantielles sans renoncer au confort de baignade.
Un bassin de 20 m³ dans le Var et un bassin de 50 m³ dans les Ardennes n'ont rien à voir sur le plan énergétique. Pourtant, beaucoup de guides concurrents présentent des solutions de chauffage comme si ces différences étaient anecdotiques. Dans les faits, le volume, le climat local et la présence : ou l'absence : d'une couverture déterminent le poste chauffage bien plus que le type d'équipement choisi.
Volume du bassin et surface d'évaporation
Chaque mètre cube d'eau à chauffer représente une masse de 1 000 kg. Porter cette masse de 15 à 28 °C exige environ 15 kWh par m³, soit l'équivalent de la consommation quotidienne d'un chauffe-eau électrique de 200 litres. Un bassin de 50 m³ nécessite donc 750 kWh uniquement pour la montée en température initiale.
La surface du bassin joue aussi un rôle direct : l'évaporation, responsable d'environ 70 % des pertes thermiques d'une piscine non couverte (ADEME, 2025), est proportionnelle à la surface exposée à l'air. Une piscine de 8 × 4 m (32 m² de surface) évapore jusqu'à 100 litres d'eau par jour en plein été, dissipant l'équivalent de 70 kWh quotidiens en chaleur latente.
Région climatique et ensoleillement
L'ensoleillement régional détermine à la fois le gain solaire passif et la durée pendant laquelle une pompe à chaleur air/eau fonctionne dans des conditions optimales. Dans le Sud-Est, une piscine non chauffée atteint naturellement 22 à 24 °C de juin à août, alors qu'en Bretagne elle plafonne à 19-20 °C.
Conséquence concrète : un propriétaire toulonnais pourra se contenter d'une bâche à bulles et gagner 3 à 4 °C supplémentaires pour un coût nul, tandis qu'un propriétaire lillois devra investir dans une PAC pour obtenir une eau à 27 °C sur la même période. Le différentiel de coût annuel peut atteindre 200 à 400 € entre ces deux situations, à équipement identique.
L'absence de couverture : première cause de surconsommation
Une piscine non couverte perd chaque nuit l'équivalent de 50 à 70 % de la chaleur accumulée dans la journée (ADEME, 2025). L'évaporation nocturne, amplifiée par l'écart entre la température de l'eau et celle de l'air ambiant, agit comme une pompe à calories inversée.
L'erreur classique consiste à sur-dimensionner le chauffage pour compenser ces pertes, alors qu'une bâche à bulles à 30 € produit le même effet qu'un équipement actif de 3 à 5 kW fonctionnant plusieurs heures par nuit. Poser une couverture est le geste d'économie le plus rentable : il réduit le besoin de chauffage de 40 à 60 % sur une saison complète, quel que soit le système installé.
Les solutions pour chauffer sa piscine à moindre coût : panorama et coût réel
Cinq grandes familles de solutions s'offrent aux propriétaires de piscine. Leur classement ci-dessous suit une logique de coût total de possession sur 5 ans, et non de prix d'achat : angle absent de la plupart des guides disponibles en ligne. Les ordres de grandeur mentionnés concernent un bassin enterré de 30 m³ en région Centre, utilisé de mai à septembre.
Pour choisir le meilleur équipement adapté à vos besoins et à votre budget, un guide complet sur le chauffage piscine peut vous aider à y voir plus clair.
Pour accélérer la montée en température de l'eau, certaines configurations de chauffage sont plus rapides que d'autres. Nous détaillons ces aspects dans notre guide sur comment faire chauffer l'eau de sa piscine plus vite.
Pour un examen détaillé des options et des coûts, vous pouvez consulter notre comparatif sur Quel système chauffer sa piscine ? Comparatif et coûts 2026.
La bâche à bulles : investissement minimal, résultats immédiats
La bâche à bulles n'est pas un chauffage actif, mais c'est l'équipement au meilleur rapport utilité/prix du marché. Comptez 30 à 60 € pour un modèle standard couvrant 30 m³, et 80 à 150 € pour une version haute densité (500 microns) à durée de vie doublée.
Son principe est double. En journée, les bulles laissent passer le rayonnement solaire qui chauffe directement l'eau. La nuit, la bâche supprime l'évaporation : principal vecteur de refroidissement. Le gain de température mesuré est de 2 à 6 °C selon l'ensoleillement régional (ADEME, 2025).
Sa durée de vie limitée constitue le seul bémol : une bâche standard s'use en 2 à 3 saisons. Mais même renouvelée tous les 3 ans, son coût annualisé reste inférieur à 20 €/an. En région ensoleillée, elle suffit souvent seule pour une baignade de juin à septembre à 24-26 °C.
Les panneaux solaires thermiques : zéro coût d'exploitation
Les capteurs solaires thermiques pour piscine captent le rayonnement solaire via des panneaux noirs en polypropylène ou EPDM, dans lesquels circule l'eau de la piscine. L'investissement se situe entre 1 500 et 2 500 € pour une surface de capteurs de 8 à 12 m² adaptée à un bassin de 30 m³.
Leur avantage majeur tient à un coût d'exploitation nul : la pompe de filtration, déjà en fonctionnement, assure la circulation de l'eau dans les capteurs. Aucune consommation électrique supplémentaire. La durée de vie des panneaux est de 15 à 20 ans.
L'inconvénient principal est la dépendance à l'ensoleillement. Par temps couvert, le rendement chute drastiquement. L'installation exige une surface de toiture ou de sol orientée sud, d'au moins 50 % de la surface du bassin. Le retour sur investissement face à une PAC intervient en 5 à 7 ans en région méditerranéenne, plutôt 8 à 12 ans dans la moitié nord.
La pompe à chaleur air/eau : le meilleur compromis coût/performance
La pompe à chaleur air/eau capte les calories de l'air ambiant pour les transférer à l'eau du bassin via un compresseur. Modèle le plus répandu, elle représente le meilleur compromis pour une utilisation de mai à septembre.
Le prix d'achat se situe entre 1 800 et 3 500 € TTC pose comprise, selon la puissance (5 à 12 kW) et la technologie (Inverter ou on/off). Le coût d'exploitation annuel est d'environ 170 € pour un bassin de 30 m³ en région Centre, sur la base d'un COP moyen de 5 et d'un tarif EDF de 0,20 €/kWh.
Le coefficient de performance (COP) mesure l'efficacité : un COP de 5 signifie que la PAC restitue 5 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé. Les modèles récents à régulation Inverter affichent un COP de 6 à 7 à 26 °C d'air (fiches fabricants, 2026). Ce rendement chute cependant avec la température extérieure : à 10 °C, le COP descend à 3-4, ce qui limite l'intérêt de la PAC pour les baignades précoces (avril) ou tardives (octobre) en zone froide.
L'échangeur de chaleur sur chaudière existante
L'échangeur de chaleur utilise l'eau chaude produite par la chaudière du logement pour chauffer le bassin via un circuit secondaire. Son prix d'achat est modéré : 1 500 à 2 000 € pour un échangeur tubulaire + raccordement hydraulique.
Cette solution n'a de sens que si la chaudière domestique est déjà dimensionnée pour absorber la charge supplémentaire : soit une puissance disponible de 15 à 20 kW au minimum. Le coût d'exploitation dépend directement du prix du combustible : pour une chaudière gaz, comptez 380 à 450 €/an, soit plus du double d'une PAC électrique aux tarifs actuels du gaz (Commission de régulation de l'énergie, 2026).
L'échangeur offre en revanche un avantage de rapidité : il peut monter un bassin de 30 m³ à 28 °C en 24 à 48 heures, contre 3 à 5 jours pour une PAC. Cette solution convient particulièrement aux piscines utilisées de façon ponctuelle ou en location saisonnière, où la réactivité prime sur le coût d'exploitation.
La résistance électrique : à réserver aux petits volumes
La résistance électrique : ou réchauffeur : fonctionne comme un chauffe-eau à passage : l'eau de la piscine traverse un corps de chauffe où une résistance élève sa température. Le prix d'achat est le plus bas de toutes les solutions actives : 300 à 800 € pour un modèle de 3 à 9 kW.
Son défaut rédhibitoire est le rendement : 1 kWh d'électricité produit exactement 1 kWh de chaleur (COP de 1). Pour un bassin de 30 m³, la consommation annuelle atteint 3 000 à 5 000 kWh, soit 600 à 1 000 €/an. Sur 5 ans, le coût total dépasse celui d'une PAC, pourtant deux à trois fois plus chère à l'achat.
Cette solution se justifie uniquement pour les petits volumes (spa, piscine hors-sol inférieure à 10 m³) ou comme appoint occasionnel. L'installation d'une résistance de 6 kW ou plus nécessite une ligne électrique dédiée et peut imposer un ré-abonnement au compteur (passage de 9 à 12 kVA).
Cas pratique : quel budget prévoir pour une piscine de 30 m³ selon la solution choisie ?
Prenons un cas concret : une piscine enterrée de 30 m³ (8 × 4 × 1 m), située en Indre-et-Loire. Utilisation de mai à septembre. Le propriétaire couvre systématiquement son bassin la nuit avec une bâche à bulles et souhaite maintenir l'eau à 27 °C.
Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs, basés sur les données techniques des fabricants et les relevés de l'ADEME. Ils ne remplacent pas un devis professionnel adapté à votre installation : le dimensionnement d'une PAC dépend notamment de la surface du bassin, de l'exposition au vent et du type de filtration.
📌 Important : les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) peuvent participer au financement de certains équipements couplés au chauffage de l'habitation. Le chauffage exclusif d'une piscine n'ouvre pas droit à MaPrimeRénov' (ANAH, 2026). Consultez service-public.fr pour identifier les aides locales éventuelles.
Hypothèses du scénario
Bassin enterré de 30 m³, région Centre (Tours), température cible 27 °C, bâche à bulles utilisée chaque nuit, filtration 10 h/jour, saison de baignade du 1er mai au 30 septembre (153 jours).
- Volume à chauffer : 30 m³ (30 000 litres)
- Écart moyen eau froide / eau chaude : 12 °C (15 °C → 27 °C)
- Énergie nécessaire à la première montée en température : environ 420 kWh
- Pertes thermiques quotidiennes (bassin couvert la nuit) : 10 à 15 kWh/jour selon le vent et l'écart jour/nuit
- Besoins saisonniers totaux : 1 800 à 2 500 kWh thermiques (hors appoint solaire naturel)
- Tarif électricité retenu : 0,20 €/kWh (base, heures creuses non discriminées dans cette simulation)
Tableau comparatif : coût sur 5 ans par solution
Le tableau ci-dessous synthétise le coût total de possession sur 5 ans pour chaque solution appliquée au scénario décrit. Les coûts d'exploitation incluent l'électricité (PAC, résistance), le gaz (échangeur) ou sont nuls (solaire, bâche). L'amortissement est calculé sur la durée de vie constatée de l'équipement.
La bâche à bulles figure dans toutes les lignes car elle est utilisée systématiquement : une PAC ou un échangeur sans couverture nocturne verrait sa consommation annuelle augmenter de 40 à 60 %. Ce point est rarement explicité dans les comparatifs mais change radicalement l'équation économique.
Impact réel d'une bâche solaire combinée à une PAC
La combinaison bâche solaire + PAC mérite qu'on s'y arrête. Dans notre scénario (30 m³, région Centre), la PAC seule consommerait environ 1 200 kWh/an avec une couverture nocturne systématique.
Sans bâche, la même PAC devrait fournir 1 800 à 2 200 kWh/an pour compenser les pertes nocturnes. L'économie liée à la bâche atteint 80 à 140 €/an : de quoi amortir la bâche dès la première saison.
Autre effet concret : la bâche à bulles permet de réduire la puissance de la PAC installée. Un bassin de 30 m³ couvert nécessite une PAC de 5 à 7 kW, contre 8 à 11 kW sans couverture. Le surcoût à l'achat d'une PAC surdimensionnée se chiffre à 400-800 €, auquel s'ajoute une consommation électrique supérieure (le compresseur d'une PAC de 11 kW consomme davantage qu'un modèle de 7 kW, même à charge partielle).
Erreur courante : sous-dimensionner la pompe à chaleur pour économiser à l'achat
C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse à long terme. Par souci d'économie à l'achat, certains propriétaires choisissent une PAC de puissance inférieure aux recommandations du fabricant ou de l'installateur. Le raisonnement paraît logique : « une PAC de 5 kW coûte 800 € de moins qu'un modèle de 9 kW » : mais il se retourne contre l'utilisateur dès la première saison.
Une PAC sous-dimensionnée fonctionne en continu sans jamais atteindre la température de consigne. Résultat : le compresseur tourne 20 à 24 h sur 24 en pleine saison au lieu des 8 à 12 h normales. L'usure mécanique s'accélère, la consommation électrique annuelle explose, et l'eau stagne à 23-24 °C au lieu des 27-28 °C visés. Le propriétaire finit par remplacer l'appareil après 4 à 6 ans au lieu des 12 à 15 ans attendus. L'économie initiale de 800 € se traduit par un surcoût total de 1 500 à 2 500 € sur la décennie.
Comment calculer la puissance nécessaire
La puissance d'une PAC piscine se détermine selon trois paramètres. Le volume du bassin donne une première approximation, mais la surface : qui pilote l'évaporation : importe davantage. Un bassin de 40 m³ très étalé (10 × 4 m) perd plus de chaleur qu'un bassin profond de même volume (6 × 3 × 2,2 m).
La règle empirique des installateurs : prévoir 0,15 à 0,20 kW par m² de surface de bassin pour une utilisation de mai à septembre en zone tempérée, couverture nocturne incluse. Pour notre bassin de 30 m³ (32 m²), la puissance minimale recommandée est de 5 à 6,5 kW.
Le vent local et l'exposition du bassin modulent cette valeur. Un bassin exposé plein ouest en zone ventée (couloir rhodanien, littoral atlantique) nécessite 20 à 30 % de puissance supplémentaire. Seul un professionnel pourra intégrer ces paramètres dans le dimensionnement final.
Les signes qu'une PAC est sous-dimensionnée
Plusieurs indices trahissent une PAC sous-dimensionnée, et les ignorer revient à accepter une facture énergétique durablement gonflée. Le signe le plus évident : l'eau n'atteint jamais la température programmée sur le thermostat, même après 5 à 7 jours de fonctionnement continu par temps clément.
Autre symptôme : le compresseur ne s'arrête quasiment jamais en journée. Une PAC correctement dimensionnée fonctionne par cycles de 30 à 60 minutes entrecoupés de pauses. Un fonctionnement ininterrompu de 6 h ou plus signale que l'appareil est à la peine.
Enfin, une consommation électrique anormalement élevée au compteur (relevé Linky) par rapport à la fiche technique confirme le diagnostic. Une PAC de 7 kW bien dimensionnée pour 30 m³ dans le Centre consomme environ 850 à 1 000 kWh par saison. Au-delà de 1 500 kWh sur le même bassin, l'appareil est probablement sous-dimensionné ou mal réglé.
Conseils complémentaires pour réduire encore la facture de chauffage
Au-delà du choix de l'équipement, plusieurs leviers gratuits ou peu coûteux réduisent significativement la facture de chauffage. Ces optimisations sont rarement mentionnées dans les notices d'installation, mais leur impact cumulé peut représenter 15 à 25 % d'économie annuelle.
L'entretien de la piscine dans son ensemble pèse aussi sur la performance du chauffage : un filtre encrassé ou une pompe défaillante diminuent le débit, ce qui réduit l'efficacité de l'échange thermique. Pour une vision complète des coûts associés, consultez notre article sur le coût réel de l'entretien d'une piscine ainsi que notre budget annuel d'entretien piscine.
Programmer le chauffage aux heures creuses
Faire fonctionner la PAC principalement en heures creuses peut réduire la facture de 20 à 30 % si votre abonnement propose un tarif heures pleines/heures creuses (HPHC). Le tarif heures creuses est en moyenne 30 à 40 % inférieur au tarif heures pleines (EDF, 2026).
La programmation doit tenir compte de l'inertie thermique de l'eau : un bassin de 30 m³ met 3 à 5 heures à perdre 1 °C une fois couvert. Il est donc inutile de faire tourner la PAC en continu la nuit. Programmez-la sur la plage 22 h-6 h en heures creuses, et laissez la bâche faire le travail de conservation le reste du temps.
Attention à ne pas caler la filtration uniquement sur les heures creuses si la PAC en dépend : une eau stagnante non filtrée pendant 14 heures peut se dégrader en période de forte chaleur. L'idéal reste un programmateur séparé pour la PAC et la pompe de filtration.
Maintenir la température plutôt que relancer
Relancer un bassin de 15 °C à 27 °C chaque week-end coûte bien plus cher que de le maintenir à 25 °C en continu. L'énergie nécessaire à la montée en température est de 15 kWh par degré et par m³, soit 180 kWh pour remonter un bassin de 30 m³ de 12 °C.
En maintenant le bassin à température stable, les pertes thermiques quotidiennes représentent 10 à 15 kWh (bassin couvert), contre 180 kWh pour une relance complète. Sur un mois de week-ends, le maintien coûte environ 450 kWh ; les relances successives, 720 kWh. La différence atteint 60 % de consommation supplémentaire.
Si vous vous absentez plus de 2 semaines, abaisser la température de consigne de 3 à 4 °C reste pertinent. Mais pour des absences de quelques jours, toucher au thermostat est contre-productif.
Entretien régulier : un facteur de performance souvent négligé
Un échangeur entartré ou un évaporateur de PAC encrassé perdent 15 à 30 % de rendement (constat terrain des installateurs, 2025). Le tartre agit comme un isolant thermique entre la source chaude et l'eau du bassin : plus la couche est épaisse, plus la consommation électrique augmente pour un même résultat.
Un nettoyage annuel de l'échangeur (détartrage à l'acide chlorhydrique dilué ou vinaigre blanc pour les petits modèles) et le contrôle du débit de la pompe de filtration suffisent à maintenir la performance nominale. Pour une PAC, le nettoyage de l'évaporateur (grille arrière) au jet d'eau en début de saison et le contrôle annuel de la charge de fluide frigorigène par un frigoriste sont recommandés.
L'élément le plus négligé reste le by-pass de régulation : une vanne mal réglée réduit le débit dans l'échangeur et dégrade le transfert thermique. Un installateur règle ce paramètre à la mise en service, mais le by-pass peut se dérégler avec les manipulations de vannes au fil des saisons.
Fiche pratique
| Équipement minimum recommandé | Bâche à bulles (30 à 60 €), même en complément d'un chauffage actif |
| Investissement total selon solution | 30 € (bâche seule) à 4 000 € (PAC + bâche, pose comprise) |
| Difficulté d'installation | Débutant (bâche) à avancé (panneaux solaires, PAC : intervention pro recommandée) |
| Coût annuel d'exploitation | 0 € (solaire, bâche) à 600 € (résistance électrique) |
| Durée de vie moyenne | 3 ans (bâche) à 20 ans (panneaux solaires) |
| Aides financières | Aucune aide nationale pour le chauffage de piscine en 2026 ; des CEE peuvent être mobilisables si le système est couplé au chauffage de l'habitation (se renseigner sur economie.gouv.fr) |
| Recommandation selon profil | Bâche seule : utilisation estivale en région ensoleillée / PAC air-eau : usage de mai à septembre, toutes régions / Panneaux solaires : région ensoleillée, toiture orientée sud |
Sources
Ce guide a une portée pédagogique. Toute intervention technique (électricité, gaz, structure) doit être confiée à un professionnel certifié ou RGE.
Questions courantes
Quelle est la solution la moins chère pour chauffer une piscine ?
La bâche à bulles est la solution la moins chère : comptez 30 à 60 € pour un modèle couvrant 30 m³. Elle ne chauffe pas activement l'eau mais limite les déperditions thermiques nocturnes et capte le rayonnement solaire en journée, offrant un gain de 2 à 6 °C selon l'ensoleillement. Son coût d'exploitation est nul.
La bâche solaire suffit-elle à chauffer une piscine ?
Une bâche solaire seule ne chauffe pas activement l'eau : elle réduit l'évaporation (responsable d'environ 70 % des pertes thermiques) et capte une partie du rayonnement solaire. Elle suffit pour gagner 2 à 6 °C et prolonger la saison de baignade de quelques semaines, mais ne remplace pas un chauffage actif si vous visez une eau à 28 °C de mai à septembre.
Quel COP minimum choisir pour une pompe à chaleur de piscine ?
Privilégiez une pompe à chaleur affichant un COP d'au moins 5 à une température d'air de 15 °C (conditions normales d'utilisation en intersaison). Un COP de 5 signifie que la PAC restitue 5 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé. Les modèles récents en régulation Inverter atteignent un COP de 6 à 7 à 26 °C d'air, selon les fiches techniques fabricants (2026).
Peut-on bénéficier d'aides de l'État pour chauffer sa piscine ?
Les pompes à chaleur de piscine ne sont pas éligibles à MaPrimeRénov', dispositif réservé au chauffage et à l'eau chaude sanitaire de l'habitation principale (ANAH, 2026). Les panneaux solaires thermiques destinés exclusivement au chauffage de piscine sont également exclus. Des aides locales peuvent exister selon les communes : consultez le site service-public.fr pour vérifier les dispositifs en vigueur dans votre région.
Combien de degrés gagne-t-on avec une bâche à bulles ?
Une bâche à bulles permet un gain de température de 2 à 6 °C selon l'ensoleillement de votre région (ADEME, 2025). Les modèles à bulles transparentes ou bleu clair sont les plus performants car ils laissent passer le rayonnement solaire tout en limitant l'évaporation nocturne, qui représente 70 % des déperditions thermiques d'un bassin non couvert.
Est-il rentable d'installer des panneaux solaires thermiques pour une piscine ?
Oui, à condition de les utiliser au minimum 5 mois par an. Avec un investissement de 1 500 à 2 500 € pour une surface de capteurs de 8 à 12 m² (30 m³ de bassin) et un coût d'exploitation nul, l'amortissement est atteint en 5 à 7 ans comparé à une pompe à chaleur. La durée de vie des capteurs solaires est de 15 à 20 ans, ce qui laisse 8 à 13 années de chauffage gratuit.
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